1 Kajile

Conscient Et Inconscient Dissertation Abstract

I / La conscience.

- La conscience est le propre de l’Homme. Il est conscient de lui-même (contrairement aux animaux), il ne se contente pas d’exister, il existe en sachant qu’il existe. Il existe « pour soi ».

- Conscience = présence immédiate et constante de soi à soi.

- La conscience n’existe pas à la manière des choses, le sujet (l’Homme) peut toujours être différent, il est « pour soi ».

- Il existe 2 manières d'être conscient :

  • Spontanément : avoir spontanément la conscience des choses
  • J'ai aussi conscience de moi : je sais par exemple que je suis en train de décrire quelque chose, c'est la conscience réfléchie.
- La conscience est un acte, et ce qui le définit c’est ce que Husserl nomme son « intentionnalité ».
- Pour Descartes, toute pensée est nécessairement consciente mais ne s’accompagne pas forcément de réflexion.
- Vu que la plupart de nos pensées sont irréfléchies, elles ne laissent pas de souvenir, mais pas de souvenirs ne veut pas dire pas de traces dans le cerveau, la plus grande partie de notre passé subsiste en nous dans le cerveau sous forme de traces corporelles car elles produisent des effets au présent.
- Selon Leibniz, la conscience est ce qui permet de faire l’identité d’une personne.

II / L’inconscient

- Freud distingue 3 instances du psychisme humain :

  • La conscience est la part la plus ténue et la plus extérieure.
  • Le préconscient est ce qui n'est pas actuellement conscient mais qui peut le devenir à tout moment.
  • L’inconscient est ce qui ne peut accéder à la conscience, ce qui est l’objet d’un refoulement.
- L’inconscient, toujours selon Freud, est constitué de pulsions primitives nommées le « ça ».
- Freud a notamment inventé la psychanalyse.
- Dans son introduction à la psychanalyse, Freud décrit les 3 « blessures narcissiques » infligées à l’humanité par la science :
  • Copernic nous a appris que la Terre n’est pas le centre de l’univers.
  • Darwin nous a appris que l’Homme n’est pas le centre de la création.
  • La psychanalyse nous à appris que le sujet n’est pas le centre de lui-même.
- Freud est un cartésien : nécessité d’un inconscient psychique pour expliquer des phénomènes.
- Descartes explique le dualisme (âme/corps).
- L’inconscient pour Freud est la représentation en sommeil des désirs, des pulsions primitives objets d’un refoulement car incompatibles avec les exigences morales et sociales intériorisées par le sujet (le « surmoi ») et qui ne peuvent se satisfaire qu’en trompant la conscience (par des rêves, des actes manqués c’est-à-dire des lapsus, des oublis…).

Par Adèle Van Reeth

Réalisation : Nicolas Berger

Lectures : Jean-Louis Jacopin

Prise de son: Marcos Darras et Thomas Robine

Le plan est construit à partir d’une démarche de questionnement . Les

différentes parties du devoir s’articulent autour de cette démarche, ce qui

ménage une progression .

LA DISSERTATION REDIGEE:Etre conscient entraîne pour l’être humain des conséquences parfois embarrassantes : nous sommes par exemple tenus d’être lucides, de tenir compte de la réalité (qui, hélas, n’est pas toujours conforme à nos désirs…), nousdevons réfléchir à ce que nous faisons. Du coup, le bonheur que tout être humain peut souhaiter semble compromis : il est difficile, semble-t-il, d’être heureux tout en étant conscient des difficultés liées à l’existence.Serions-nous alors plus heureux si nous n’étions pas conscients ? En quel sens pouvons-nous dire que la conscience constituerait un obstacle au bonheur ? Si nous n’étions plus conscients, quelles formes de bonheur pourrions-nous vivre ?

Un « bonheur inconscient » est-il possible ? Ne faut-il pas admettre qu’il est impossible de séparer bonheur et conscience d’être heureux ? L’enjeu de la réflexion pourrait alors être le suivant : certes, il est séduisant de croire que nous serions plus heureux si nous étions libérés des tourments et exigences de la conscience, mais la condition humaine nous oblige peut-être à constater que la conscience est une réalité qu’on ne peut sans risques vouloir exclure…

Comment définir le bonheur ? Il s’agit, selon la définition de Kant, de « la satisfaction de toutes nos inclinations », ou « le résultat de l’épanouissement de l’ensemble des virtualités de l’homme » (Dictionnaire philosophiqueNathan). Nous savons que le bonheur est le bien auquel tout homme aspire, mais nous savons aussi que les obstacles au bonheur sont nombreux. Parmi ces obstacles, il en est un qui pourrait sembler étrange : la conscience. La conscience définit l’homme : elle est ce curieux rapport que l’être humain entretient avec luimême, avec les autres, avec le monde, le temps, ou encore avec ses propres idées, croyances… « Etre conscient, a écrit Florence Khodoss, c’est agir, sentir et penser tout en sachant qu’on agit, qu’on sent et qu’on pense ». Mais alors, ce rapport àla réalité ne pourrait-il pas être un obstacle au bonheur ? Et si oui, serionsnous plus heureux « sans conscience » ?Nous devons donc examiner en quoi la conscience pourrait constituer un obstacle au bonheur. Qu’est-ce qui, dans la conscience, pourrait s’opposer au bonheur ? Nous devons, dans un premier temps, nous arrêter sur la relation autemps. Bergson disait que la conscience est définie par la mémoire (rapport au passé) et par l’anticipation (rapport au futur). Or, il se pourrait que cette conscience du temps rende difficile l’accès au bonheur : Bergson ajoutait qu’unêtre conscient (donc surtout préoccupé du futur) vit dans la crainte et dans l’espoir, et Pascal de son côté soulignait que l’on attend toujours le bonheur (il est toujours à venir), sans pouvoir du même coup être heureux ; nous attendonstoujours un bonheur à venir, et nous nous condamnons à ne pas pouvoir vivrele bonheur de l’instant (dans le présent). Serions-nous alors plus heureux sansconscience, en vivant une sorte d’éternel présent ? Dans un second moment, nousremarquerons que les exigences de la conscience rendent difficile l’accès aubonheur : être lucide signifie « prendre conscience des obstacles au bonheur »,« prendre conscience du fait que le bonheur est rare, ou fragile », prendreconscience du fait que mon bonheur exige peut-être le malheur des autres », etc.Sans ces exigences, serions-nous plus heureux ? Enfin, nous ne pouvons négligerla dimension « morale » de la question : dans la mesure où je suis conscient, jedois penser à ce que je fais, je dois réfléchir à mes choix, je sais par exempleque « je dois faire ceci » ou « ne pas faire cela ». Par ailleurs cette « consciencemorale » produit aussi le sentiment de culpabilité vis à vis de certains actes, cequi risque le faire une fois de plus obstacle au bonheur. Sans cette conscience« morale » (par laquelle nous sommes en quelque sorte « les juges » de nos propresactes), serions-nous plus heureux ? A chaque fois, nous le voyons, il est tentantde répondre : « oui, sans conscience nous serions plus heureux » ; à premièrevue, nous aurions tout à gagner à vivre ce bonheur sans les ombres et lesnuages que fait peser sur lui la conscience, car, serait-on tenté de dire, dansla vie consciente, c’est plutôt l’insatisfaction qui domine ; mais aurions-nousraison de nous précipiter sur cette réponse ? Ce n’est pas évident, et c’est pourquoinous devons reprendre l’examen du problème.Nous devons donc désormais travailler à partir de l’hypothèse d’un bonheursans conscience (en soulignant bien que ce n’est là qu’une hypothèse). Quelleforme de bonheur pourrions-nous vivre si nous n’étions plus conscients ?Très probablement, il s’agirait d’un « bonheur » fait d’innocence, d’insouciance,de spontanéité, un « bonheur » détaché du monde, de soi, des autres, ou end’autres termes le « bonheur » de « la vie qui va »… (les guillemets sont exigés,car pour l’instant nous ne savons pas s’il s’agirait réellement d’un état heureux).Ce bonheur serait peut-être comparable au sommeil ( car il s’agit bien d’un état« non conscient »), à la vie de l’animal (qui « vit sa vie » sans avoir « nos »soucis…) comme le remarque Nietzsche ( il admet l’idée que l’animal puisse êtreheureux –c’est « le bonheur de la bête » ;; il n’a pas besoin pour cela d’être« conscient », il lui suffit de pouvoir vivre l’instant, d’éprouver des sensations en« oubliant » tout le reste…), à celle de l’enfant, ou encore du fou (les « imbécilesheureux »…sont-ils heureux ?)… Nous serions plus heureux, en apparence, carnous ferions « ce que bon nous semble », nous agirions sans nous poser dequestions, nous n’envisagerions pas « le pour ou le contre » de tout choix,nous ne serions plus « jugés » par ce tribunal intérieur qu’est notreconscience…Mais un tel « bonheur » serait-il réalisable ? Devons-nous viser ce bonheur ?Serait-il judicieux de chercher à ne plus être conscient afin d’être plus heureux ?Il semble donc nécessaire de passer désormais à l’analyse critique de cettehypothèse d’un bonheur inconscient.D’abord, très probablement, ce « bonheur inconscient » est irréalisable. Ce quiest irréalisable, ce n’est pas d’être heureux, car il peut arriver à tout homme ou àtoute femme de l’être, mais c’est plutôt de « ne plus être conscient », car il fautbien se demander comment nous réussirions à « ne plus être conscients » ? Seraitceen retournant à une vie animale ? Cela semble irréaliste. Serait-ce dansle coma ? Mais on voit bien que ce n’est pas l’état « normal » de l’être humain.Serait-ce en vivant comme un enfant (voir sur ce point le beau film des frèresDardenne, L’enfant) ? Mais là encore, c’est irréaliste, car nous sommes faits pourvivre une vie d’adultes.Par conséquent, nous parvenons à cette remarque : si le bonheur est uneexpérience humaine, alors on voit mal comment il pourrait être compatible avecl’inconscience. Autant le bonheur semble compatible avec la plus hautedestination de l’être humain, autant l’inconscience ne semble pas l’être…Ensuite, la disparition de la conscience serait, si l’on suit les analyses de Bergson,la disparition de la mémoire ;; mais alors si nous n’étions plus conscients, le« bonheur » serait aussitôt envolé qu’apparu ! Or, cela semble entrer encontradiction avec l’idée d’un bonheur durable (comme le veut la définition)…Enfin, et c’est peut-être l’objection la plus sérieuse, si nous n’étions plusconscients nous n’aurions même plus conscience d’être heureux ! Commentpourrions-nous savoir que nous sommes heureux si nous n’étions plusconscients ? Telle est la question explicitement posée par Raymond Polin : peutily avoir bonheur véritable (vécu comme un bonheur) sans conscience dubonheur ? A ses yeux, la réponse ne peut qu’être négative, et du coup on ne peutni parler d’un « bonheur enfantin », ni d’un « bonheur de l’animal ».Nous parvenons donc à une sorte de renversement de la question : si nous voulonsêtre heureux, les obstacles sont-ils plutôt du côté de la conscience ou plutôt ducôté de l’inconscience ? Il devient donc nécessaire, une fois de plus, de relancerl’interrogation.Ne devons-nous pas, finalement, reconnaître que nous ne serions pas plusheureux si nous n’étions plus conscients ? Ne devons-nous pas reconnaître lerôle majeur des moyens d’accès conscients au bonheur ? Finalement, nous neserions pas forcément plus heureux (étant inconscients) parce que denombreuses possibilités d’être heureux (qui tiennent à notre action à nos choix,etc.) nous seraient refusées.

« Ne plus être conscient » entraîne des conséquences ; et parmi elles, il y en a qui,finalement, risqueraient de nuire au bonheur. Mais alors, en quoi l’inconscienceréduirait-elle les possibilités d’être heureux ?« Ne plus être conscient » signifierait ne plus pouvoir faire de projets (car cettepossibilité est le propre d’un être conscient, comme le remarque Bergson) ; celapourrait remettre en question la possibilité du bonheur, s’il est vrai que nousdevons nous-mêmes trouver (ou au moins chercher) notre bonheur dans nosprojets, dans nos actions. Quelqu’un qui ne se projetterait plus dans l’avenir auraitsans doute moins de chances de vivre de « nouveaux bonheurs ». En d’autrestermes, sans conscience, c’est sans doute l’expérience de la liberté qui estcompromise ; or, comment chercher mon propre bonheur si je ne suis pas libre ?Le bonheur (et parfois aussi le malheur) est souvent la conséquence de l’usageque nous avons fait de notre liberté, dans des choix (par exemple dans la vieaffective, ou lors des grandes étapes de notre vie). Sans conscience (et sans cettecapacité d’anticiper le futur), nous n’aurions plus de choix à faire…Par ailleurs, si nous n’étions plus conscients, nous ne saurions plus rien de ceque nous vivons ; nous ne pourrions plus porter de jugement sur ce que nousvivons. Or, n’est-ce pas dans cette capacité de juger, de qualifier ou d’évaluer ceque nous vivons qu’il faut trouver une partie du bonheur ? La « saveur »particulière du bonheur tient au fait que nous l’apprécions à sa juste valeur : il fautdonc sans doute être conscient de ce que nous vivons pour pouvoir affirmer quel’on est heureux…C’est pourquoi il convient d’être réservé à l’égard desaffirmations de Nietzsche : peut-on croire qu’un être qui ne sait rien de ce qu’ilvit (c’est-à-dire l’animal) soit capable d’éprouver ce que l’on nomme« bonheur » ? La question déjà formulée revient : peut-on être heureux sans lesavoir ? Pour qu’il soit possible d’être heureux, encore faut-il que notreconscience nous dise à quel moment nous le sommes…

Enfin, si nous n’étions plus conscients, nous serions sans doute condamnés àsubir les événements, « ce qui arrive », et du coup une autre possibilité d’êtreheureux serait compromise ; car notre bonheur dépend sans doute (au moins enpartie) de notre capacité à saisir les occasions qui se présentent, à agir, àentreprendre, par exemple dans des projets. Or, s’investir dans un projet signifieque l’on ne subit pas seulement le passage du temps. Etre conscient, c’est doncpouvoir exercer sur « la vie » ou sur les événements une certaine maîtrise, et sinous n’étions plus conscients nous n’en serions plus capables : nous aurions moinsde chances d’être heureux…Imaginons une sorte de génie qui aurait le pouvoir d’exaucer nos voeux, et quinous proposerait le choix suivant : « que préfères-tu : être toujours heureuxsans (en) être conscient, ou être parfois moins heureux, mais resterconscient ? » ; Quel serait notre choix ? Pour nous éclairer, nous devions doncnous demander si la conscience est, ou non, un obstacle au bonheur ; il nous estd’abord apparu qu’en effet, par la lucidité qu’elle exige, la conscience risque deporter atteinte au bonheur ; mais il nous a cependant fallu nous demander sil’inconscience, par contraste, serait plus favorable au bonheur. Nous avons dureconnaître qu’une telle hypothèse se heurtait à de nombreuses objections. Auterme de la réflexion, bonheur et conscience nous apparaissent bien liés (et cecimême si nous devons accepter de ne pas toujours être heureux); nous ne serionspas plus heureux si nous n’étions plus conscients.

Un texte à l’appui des parties 2 et 3 :Bonheur et conscience du bonheurPeut-on parler de « bonheur de l’animal », ou du « bonheur des enfants » ?Texte de Raymond POLIN (philosophe du XXème siècle)« Le bonheur humain est inséparable de la conscience explicite du bonheur ;comment un bonheur inconnu, un bonheur vécu, mais ignoré, pourrait-il encoreêtre un bonheur ? Le bonheur est la conscience vécue et affective, mais il est aussila conscience pour soi que l’on prend de l’accord de soi-même avec l’ordre dumonde. Dire qu’un animal est heureux n’a d’autre sens qu’un sens analogique ; iln’y a pas de bonheur animal, parce qu’il n’y a pas de bonheur sans réflexion surle bonheur.

A fortiori n’y a-t-il pas de bonheur animal pour l’homme, car ce serait le plusrudimentaire et le plus incomplet des bien-être, celui que l’on pourrait connaîtrepar excellence là où l’on a le moins conscience de soi, dans le sommeil (…).De la même façon, il faut briser la tradition et refuser de parler du bonheur desenfants. Leur naturel, leur animalité encore toute proche, leur insouciance, leurinadaptation immédiate à la situation du moment présentent certains des signesextérieurs classiques du bonheur. Une pédagogie idolâtre et sans virilité,sentimentalement préoccupée du présent de l’enfant plus que de son avenir, s’yest laissé prendre avec délice. Le « bonheur » de l’enfant est fait, en vérité, denaïveté, d’inconscience, d’irréflexion, de complète hétéronomie, de sécuritéextérieure : tout y vient des autres, rien n’y vient de soi. Ce prétendu bonheur estcondamné, de l’intérieur, par le désir de devenir grand, de devenir autre, dedevenir adulte, par le refus du maintien dans l’état présent (…). Ce serait unbonheur dont l’enfant lui-même, s’il était capable d’en prendre une conscienceplus réfléchie, ne se satisferait pas. Le bien-être biologique de l’enfant, qu’on neniera pas, n’a rien à voir avec le bonheur, qui est un concept et une valeur d’adulte.Les identifier, rechercher l’idéal du second dans le premier, c’est, pour l’adulte,par nostalgie d’un état protégé et irresponsable, faire preuve d’infantilisme. »Du bonheur considéré comme l’un des beaux-arts, 1965.Textes complémentaires :

Pour l’introduction :Dans la préface d’Andromaque (vers 1675), Racine cite Virgile au troisième livrede l’Enéide :« … Elle baissa les yeux, et d’une voix plaintive : « heureuse, me dit-elle, estl’enfant de Priam qui fut, vierge, immolée aux pieds des murs troyens sur letombeau d’un Grec. Elle n’a point subi l’indignité du sort, n’a point connu le litd’un vainqueur ou d’un maître. (…) ».« L’enfant de Priam » est Polyxène.Pour la partie 2 :Un extrait de La lenteur de Milan Kundera :Kundera voyage en voiture avec sa femme Vera ; ils sont dépassés par un motardtrop rapide.« Comment se fait-il qu’ils n’aient pas peur quand ils sont au volant ? Querépondre ? Peut-être ceci : l’homme penché sur sa motocyclette ne peut seconcentrer que sur la seconde présente de son vol ; il s’accroche à un fragment detemps coupé et du passé et de l’avenir ; il est arraché à la continuité du temps, ilest en dehors du temps ; autrement dit, il est dans un état d’extase ; dans cet état,il ne sait rien de son âge, rien de sa femme, rien de es enfants, rien de ses soucis,et, partant, il n’a pas peur, car la source de la peur est dans l’avenir, et qui estlibéré de l’avenir n’a rien à craindre. »Pour la conclusion (ou pour la partie 3) :Un extrait de la 5ème Promenade dans les Rêveries du promeneur solitaire deRousseau :« Mais s’il est un état où l’âme trouve une assiette assez solide pour s’y reposertout entière et rassembler là tout son être, sans avoir besoin de rappeler le passéni d’enjamber sur l’avenir ; où le temps ne soit rien pour elle, où le présent duretoujours sans néanmoins marquer sa durée et sans aucune trace de succession,sans aucun autre sentiment de privation ni de jouissance, de plaisir ni de peine, dedésir ni de crainte que celui seul de notre existence, et que ce sentiment seul puissela remplir tout entière ; tant que cet état dure celui qui s’y trouve peut s’appelerheureux (…), d’un bonheur suffisant, parfait et plein, qui ne laisse dans l’âmeaucun vide qu’elle sente le besoin de remplir. »

Références musicales:

-Jacques Brel , Le cheval

  • Dick Van Dycke , Put on a happy face

Lectures:

  • Raymond Polin ,Le bonheur considéré comme l’un des beaux-arts ( PUF)

  • Rousseau, Rêveries du promeneur solitaire

- Extraits:

- Le livre de la jungle , film de Wolfgang Reitherman (1967)

  • La grande vie , film d’Emmanuel Salinger (2008)

  • Good Bye Lénine , film de Wolfgang Becker (20003)

Et les "2 minutes papillon" de Géraldine Mosna-Savoye, qui s'entretient aujourd'hui avec Guillaume Le Blanc, philosophe, professeur à l’université Bordeaux III, auteur de L'insurrection des vies minuscules ( éditions Bayard), et de la Société des vulnérabilités , bientôt à paraître au Seuil.
> Retrouvez, sur la chaîne Campus du Monde.fr, infos et conseils pratiques sur le bac, l'orientation et la vie étudiante http://campus.lemonde.fr/bac-lycee> Révisez aussi le bac philo sur le site de Philosophie Magazine

Leave a Comment

(0 Comments)

Your email address will not be published. Required fields are marked *