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Le Beau Et Lutile Dissertation Definition

Dissertation de philo: La beauté est-elle utile ?

par Roman84 » 17/11/2007 21:15

Bonsoir a tous je fais appel a vous car je dois rendre une dissert de philo jeudi et je suis en galère j'arrive a rien...

Voici le sujet : La beauté est -elle utile ?

Voici mon intro : (la prof ma dit de commencer par un exemple)


L'urinoir renversé réalisé par Duchamp en 1914 choque de par sa rupture avec la conformité. Cela nous conduit à nous interroger sur le point suivant : la beauté est-elle utile ? La beauté est une notion subjective caractérisant une entité plaisante à observer; l'utilité désigne ce qui rend service. Nous allons tenter de répondre à cette problématique en nous intéressant dans une première partie à l'utilité de la technique et de l'utilité du beau (art, naturel, technique) puis, dans une seconde partie à l'utilté de l'art (sens, symbolique, spiritualité)

Voila donc ou j'en suis, mais je n'ai pas grand chose à mettre pour remplir mes parties, si vous aviez quelques conseils ou des sites a me conseiller, je vous en serais grandement reconnaissant,

Merci.
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Kant : L'art et le beau : le jugement de goût

Les beautés de la nature semblent être créées intentionnellement: comment imaginer que de telles choses viennent du hasard? Tout y convient à notre nature; tout y est harmonieux avec notre esprit. Pourtant, le sentiment esthétique nous apprend moins sur la nature que sur notre nature.

1. Une analyse du beau

A. Beau, bon, utile, agréable

Le beau est un sentiment de satisfaction; il ne se confond pourtant pas avec l’agréable. Ce qui est agréable plaît aux sens (odeur de rose); ce qui est beau s’adresse à l’esprit (poème). Ce qui est agréable à Pierre ne l’est pas à Jean; personne n’est tenu d’être d’accord sur l’agrément d’une couleur. Le beau s’impose à tous; il est l’objet d’une satisfaction universelle.

Le beau est désintéressé: il n’éveille aucun désir, il est pure complaisance dans la contemplation. Il n’est donc ni l’utile ni le bien: nous sommes intéressés à l’existence de l’un comme de l’autre. Si le beau n’est pas le bien, il en est le symbole: il manifeste en effet que l’homme n’est pas exclusivement conduit par l’agrément et l’intérêt, mais qu’il est aussi, jusque dans sa sensibilité, un être désintéressé et libre. Or, la liberté étant l’indice de la moralité, la sensibilité au beau révèle un être moral.

B. Le goût

Le goût est la faculté de juger du beau. Il est universel: lorsque l’on dit d’un homme qu’il a du goût, on reconnaît en lui la faculté infaillible de juger ce qui est beau et ce qui ne l’est pas. Pourtant, le goût est quelque chose de subjectif, et l’on dit en ce sens: à chacun son goût. La contradiction n’est qu’apparente: en effet, le goût est à la fois universel et subjectif. Il est ce qui, dans la sensibilité de chacun, est identique à celle de tous. Nous ne sommes pas tous sensibles au goût du vin, mais nous sommes tous d’accord sur une peinture de bon goût.

C. La nature du phénomène de beau

Le beau est plus un sentiment en l’homme que la propriété d’une chose. À l’occasion de la présence d’un certain objet, un certain état d’esprit paraît, résultat plaisant de l’harmonie des facultés de connaissance humaine. Le beau n’est pas quelque chose que l’on comprend, objet d’entendement: on peut trouver beau ce dont on ignore l’usage. Pourtant, la faculté intellectuelle est éveillée à son occasion.

Le beau est le pressentiment que l’objet présent existe en vue d’une fin, sans pour autant que nous puissions, ou devions nous représenter cette fin. La chose belle est organisée harmonieusement, mais ce n’est en vue d’aucun usageconcevable.

Le beau est donc l’objet d’une satisfaction plaisante mais désintéressée, universelle mais subjective, finale mais sans fin, nécessaire mais seulement en droit. Le sublime* n’est pas pour Kant ce qui est très beau, mais quelque chose d’une tout autre nature.

2. Une théorie de l’art

A. Génie et création artistique

La nature met en certains hommes le don de créer du beau artificiel (artistique). Le beau artistique n’est qu’une espèce dérivée du beau naturel: celui que la nature produit médiatement par l’homme. Le génie est un talent, il ne s’apprend pas. C’est le génie lui-même qui pose les règles de l’art, c’est-à-dire ce qu’il doit être pour que ses beautés soient conformes à la beauté naturelle.

Le génie, parce qu’il n’a pas de règles, est original; mais parce que ce qu’il produit a une valeur universelle pour la sensibilité humaine, ses créations sont à chaque fois un exemple pour les artistes qui suivent. Elles forment le goût en l’éveillant et en le développant.

B. Art et société

Le goût est souvent doublé d’un penchant à la sociabilité; l’homme de goût est enclin à partager ses plaisirs esthétiques, au point de n’en pouvoir parfois jouir qu’en société. Parce que tous les hommes ont le même pouvoir de goût, ils peuvent partager la même satisfaction; partager ce sentiment, c’est former une société, et c’est même, dit Kant, «le début de la civilisation».

La société du goût cultive et forme le goût. Le goût est à la fois comme une faculté innée et un idéal en direction duquel il faut travailler.

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